samedi 31 octobre 2015

Une "main tendue", la solidarité au quotidien

Namur Social

Cela fait quatre ans qui nous a quitté mais son oeuvre en faveur des plus démunis se poursuit. "Il", c'est Gérard Jacob, ancien coordinateur namurois de la Saint-Vincent de Paul et, surtout, fondateur d'une "Main tendue".  Après quatre années de fonctionnement, nous avons reçu Jean-Claude Mantiez, le président, pour un bilan son action.


Sur les traces de Gérard

Carré, le regard franc, la barbe blanche, Jean-Claude s'exprime d'une voix érayée.  Quand il évoque l'action de l'association qu'il préside, il parle en nous, comme s'il évoquait une famille.  Et c'est vrai que, comme dans toute vraie famille, au-delà d'une histoire de sang, "Une main tendue", c'est d'abord une action d'amitié, de sentiments et de loyauté.

"J'ai promis à Gérard de poursuivre son action, explique-t-il.  Je respecte juste ma promesse.  Nous poursuivons "la Passerelle Gérard Jacob", cet ensemble de logements créés à partir de conteneurs rachetés aux ports d'Anvers, Gand ou Bruges."  

Et oui, à "Une Main tendue", on n'a pas d'argent mais on a des idées et on s'est aperçu avant tout le monde que les armateurs laissaient derrière eux ces grandes caisses de métal, histoire de garantir cette foutue rentabilité.  "La "Passerelle" constitue un relais entre la rue et le retour à une vie plus normale. Mais nous proposons des logements à part entière avec tout le confort nécessaire."

Suivre l'inspiration du fondateur est une chose, continuer à faire évoluer l'institution en est une autre et Jean-Claude l'a bien compris.  "A Namur, jusqu'à l'an dernier, la précarité augmentait chaque année de 3 à 4%.  En 2015, elle a explosé en atteignant près de 15% d'augmentation. Malgré la grande générosité des Namurois, la crise est toujours là!   Il faut donc trouver de nouvelles idées."

Et la "Main tendue" n'en manque pas!

Un potager pour tous

Vous connaissez sans doute l'adage qui dit que "quand il y en a pour un, il y en a pour tous!".  A Bomel, on ne s'est pas contenté de le répéter, on tente aujourd'hui de le mettre en pratique.  "Nous nous adressons à toutes les personnes qui disposent d'un petit bout de terrain.  Nous leur offrons la possibilité de consommer leurs légumes sans effort.  Concrètement, nous venons créer chez eux un potager.  A l'heure de la récolte, nous prenons la moitié des légumes pour nous.  Tout est parti des colis alimentaires que nous distribuons à nos bénéficiaires.  nous avons remarqué une carence en produits frais (laitage, légumes ou fruits).  Le potager partagé, c'est une des réponses possibles."

Une bonne idée pour la solidarité alimentaire, le potager représente une solution crédible à l'isolement social de certaines personnes.  "Pendant la saison de culture, les personnes croisent nos équipes plusieurs fois par semaine.  Elles peuvent parler et nous pouvons aussi les aider dans leur quotidien." Et oui, "Une Main tendue" ne se contente pas d'être un des trois restaurants sociaux du Namurois, la structure propose aussi une aide concrète comme des transports à moindre frais par exemple.  

Mais pour tout cela, il faut de l'argent, des moyens humains et des moyens matériels. "Heureusement, aujourd'hui, il y a une vraie coordination des associations caritatives namuroises." Et puis, il y a ce nouveau décret wallon qui oblige les grandes surfaces à redistribuer leurs invendus alimentaires.  "C'est vrai que c'est un plus.  mais il faut aussi se mettre à la place des responsables de grands magasins.  Ils doivent recruter du personnel pour trier, vérifier les dates de péremption et assurer les transports. Cela ne se fait en un jour.  A Liège ou Charleroi, les choses se sont mises en place plus rapidement.  On le sait les Namurois sont plus lents mais les choses bougent malgré tout."

On peut tous faire quelque chose













A notre échelle, nous, citoyens namurois, nous pouvons, toutes et tous, faire quelque chose!  "Quand vous y penser, au lieu d'un paquet de café, pensez peut-être à en prendre deux, par exemple.  Chez nous, rien n'est jamais perdu, que ce soit des produits frais ou des denrées non-périssables."

Précisons encore que cette solidarité peut aussi s'exercer vis-à-vis des "Sauverdjas", du Resto du Coeur de Namur ou de l'opération "Les petits cafés au grand coeur".

Plus d'infos: www.une-main-tendue.be  - Rue Piret-Pauchet 57, 5000 Namur081 23 02 05

      

dimanche 25 octobre 2015

L'uniformisation de la bande fm, la démocratie en danger

Province de Namur Action en faveur des radios libres

Il y a 13 ans, je réalisais un travail de fin d'études sur les radios libres.  J'entendais par là, les stations locales indépendantes de tout réseau et non commerciales.  A l'époque, elles étaient une quinzaine.  Aujourd'hui, il en reste à peine dix dans toute la province de Namur.  Quand on connaît l'importance de ces structures, on réalise le véritable danger pour la démocratie et le développement socioculturel de la population.


Les mêmes dangers pour tout le monde

Province de Namur, 2015.  Il ne reste pas grand chose de l'héritage des années 80 et 90.  A l'époque, un vent de liberté soufflait sur la bande fm.  Les adolescents que nous étions ont peu à peu délaissé les platines de DJ pour les grandes tables de mixage de radio. Petit à petit, nous avons meublé des plages horaires de 5 heures, trouvé des morceaux musicaux suffisamment longs pour se permettre d'aller aux toilettes et développé pas mal de créativité pour espérer sortir des sentiers battus.

Ce foisonnement sur la bande fm garantit pourtant à chacun de pouvoir choisir des sources d'information souvent locales et alternatives.  Aujourd'hui, les grands groupes médias ne permettent plus de discours dissidents et n'offrent aucune place pour l'associatif local.

Le plus important, c'est de se rendre compte que cette école-là, celle de la débrouille et du travail de terrain, a formé les grands professionnels d'aujourd'hui, ceux qui sont capables de faire leur job dans n'importe quelles conditions. On citera Caroline Martin sur VivaCité Namur, Maxence Lacombe sur DH Radio, Bruno Fernandes ou Philippe Cantamessa sur Nostalgie.

Aujourd'hui, les radios libres font toutes face aux trois mêmes problèmes: trouver de l'argent, constituer une équipe performante et diffuser des programmes répondant aux attendes du public.  Au final, les radios restantes se partagent en trois catégories: les structures amateurs ne fonctionnant qu'avec des bénévoles, les semi-professionnelles employant tant des bénévoles que des professionnels et les professionnelles qui se sont muées en radios commerciales.

Depuis 1994, aidé par des structures associatives (maisons de quartier, de jeunes, mouvements d'éducation permanente), j(ai lancé des ateliers de formation à la pratique professionnelle.  J'ai notamment pu former Olivier Arnould qui assure les émissions matinales sur Radio Contact. Ces formations coûtent du temps, de l'énergie et de l'argent pour former souvent assez peu de personnes.  Ma dernière expérience en date ne rencontre pas forcément le succès escompté.  Elle aurait dû se réaliser entre le 2 et le 6 novembre.

Une association pour la bonne cause

Ne faudrait-il donc pas unir les forces des dernières radios libres, celles du monde associatif et, pourquoi pas, de certaines institutions publiques afin de former jeunes et moins jeunes à la pratique de la radio.  Bien sûr, il ne s'agit pas de créer une école de professionnels des médias. L'ambition est d'apporter aux participants des compétences annexes et/ou connexes comme la valorisation de soit, la rigueur ou l'ouverture d'esprit.  

Vous partagez ce constat et souhaitez nous aider? Contactez nous 

Jambes: paradis des jeunes

Jambes Activités jeunesse

A Jambes, aujourd'hui, chaque quartier dispose de sa maison de jeunes.  Si celle de Jambes centre est une des plus anciennes, elle sort aujourd'hui d'une longue léthargie comme la Belle au Bois Dormant.  Aujourd'hui ses responsables vous proposent de dompter les zombies le samedi 31 octobre prochain.


Halloween 2015 sera jamboise ou ne sera pas.  En effet, dans le parc de Jambes, à côté de l'Espace Laloux et à deux pas du conservatoire, il existe une zone naturelle où prolifèrent les zombies et autres esprits de la nuit. Comme il se doit, le soir du 31 octobre, ils se lâcheront. De 13h30 à 16h30, tremblez grâce aux contes à faire peur, des jeux de société transformés pour l'occasion, un tournoi de "Mortal Combat X" sur PS4, des expositions et des grimages. 

"Tout commence dès 17 heures, explique Vincent, un des animateurs de la maison des jeunes.  Les participants pourront s'inscrire, se faire grimer et photographier avant la répétition générale de notre grand "flash mob".  Ensuite nous donnerons les consignes de sécurité avant de partir à 19h pour la grande parade qui envahira Namur."

Pas suffisamment de cran pour être participant? Pas de problème, vous pouvez être spectateur.  Dès 19h30, sur la place d'Armes de Namur vous découvrirez le flash mob conçu par les ateliers de danse de la maison des jeunes.  Vous pourriez même y prendre goût et assister avec plaisir au lâcher de zombies programmé dès 20h, place de l'Ange mais également place du Marché aux Légumes. La soirée, voire la nuit, se terminera par un concert gratuit au Piano Bar de Namur.

Si cette activité célèbre surtout la mort, elle résonne comme une renaissance pour la maison des jeunes.  Pourtant, depuis deux ans, les activités sont relancées.  Elles ont pris pour base les ateliers de danse qui ont, par le passé, fait la fierté de l'institution.

Plus d'infos: http://www.mjjambes.be/

      

Estelle: la femme qui marchait dans sa tête

Namurchouette Rubrique Mobilité

Depuis quelques années maintenant, j'essaye, seul ou avec d'autres personnes, de diffuser l'information positive namuroise (au sens provincial du terme).  En cette nouvelle saison, Namurchouette, le magazine radiophonique diffusé chaque vendredi de 18 à 19h sur les ondes de la Radio universitaire namuroise (88.1fm ou www.run.be), tente de se distiller en rubriques.  Au sein de celles-ci, on trouve une capsule récurrente qui raconte la vie d'une jeune trentenaire à mobilité réduite, Estelle.


Quand on arrive au centre d'hébergement pour personnes handicapées de Bouge, on est un peu perdu. Près de la clinique Saint-Luc, on trouve la maison de repos.  Dans les couloirs, le personnel vous guide et, enfin, on arrive dans la bonne chambre, celle d'Estelle.  Souriante et enthousiaste, elle m'attendait.  

"Je veux prouver à tout le monde que nous, les personnes à mobilité réduite, nous sommes des êtres humains à part entière", lance-t-elle et déjà le décor est planté.  Entre grandes joies et petites désillusions, Estelle porte un regard indulgent sur ses contemporains tant ils ignorent le comportement approprié en sa présence.

"Quand quelqu'un veut m'aider, il suffit qu'il me le demande.  je sais exactement ce que je veux et je peux l'exprimer de manière à être comprise.  J'ai un handicape de naissance qui rend la coordination de mes mouvements délicates.  je veux faire de la radio car j'adore m'exprimer.  Il faut dire que, chez nous, c'est une tradition familiale, maman est journaliste dans l'audiovisuel."

Depuis ce mois d'octobre, Estelle a rejoint l'équipe de Namurchouette. Au fil des semaines, elle égraine ces états d'âme, ces grandes joies, petits bonheurs, désillusions et autres coups de cafard. Mais elle l'assure: "Il s'agit de la vie normale d'une personne comme les autres qui doit juste être un peu plus créative pour arriver à faire tout ce qu'elle a envie de faire.  

Chaque vendredi, vous retrouverez sa voix dans l'émission Namurchouette, entre 18 et 19h.  mieux, bientôt, une rampe d'accès sera créée devant le studio RUN et Estelle sera, comme les autres chroniqueuses, en studio.      

La saison des concerts commence

Namur Conservatoire

Après avoir fêté ses 175 ans, la vénérable institution qu'est le conservatoire Balthasar-Florence vous propose une saison de concerts dans son auditorium. Ce vendredi 30 octobre, un duo pianistique "les Temps modernes", Jacqueline Lecarte et Pierre Thomas, revisite la musique française.    

En 180 ans, le conservatoire, comme l'académie des beaux-arts, de Namur a été un des témoins privilégiés de l'histoire contemporaine de la cité mosane.  En 180 ans, la situation a bien évolué.  En effet, si on étudie encore le solfège,la méthode semble moins rébarbative.  

Ce concert, c'était l'occasion pour nous de recevoir Madame Françoise Dupont, directrice actuelle du conservatoire.  Elle nous présente son institution. "Deux types de cours sont organisés: enseignement secondaire artistique à horaire réduit, en dehors des heures réservées à l'enseignement obligatoire et les humanités artistiques dans le cadre de l'enseignement obligatoire, en collaboration avec l'IATA de Namur. Tous nos cours sont agréés et subventionnés par la Communauté française." 

"Le Conservatoire poursuit deux objectifs, d'une part donner aux amateurs de tous âges, sans formation particulière, la possibilité de recevoir une formation culturelle de qualité dans les domaines de la musique, de la danse classique ainsi qu'aux arts de la parole et du théâtre. Permettre l'accès à la profession par la préparation à l'entrée dans les conservatoires royaux et instituts supérieurs de musique (enseignement pré-professionnel)", c'est ce que l'on peut lire sur le site de la Ville de Namur.

"Aujourd'hui, poursuit Françoise Dupont, nous continuons à enseigner le solfège mais, par exemple, même les classes de débutants sont tenues de se produire en spectacle.  Dans le domaine des percussions, par exemple, les élèves commencent d'abord par essayer de ressentir le swing avant de faire du solfège."

Et l'établissement namurois de s'insérer dans un véritable réseau musical et artistique.  Ainsi, des relations étroites se sont tissés au fil du temps avec, entre autres, l'IMEP, l'académie des beaux-arts de Namur ou le centre de chant choral de la Communauté française dont les responsables actuels sortent du conservatoire namurois.  Nous y reviendrons d'ailleurs en vous présentant d'autres institutions artistiques namuroises.

Infos: Vendredi 30 octobre à 20h: Auditorium du Conservatoire: Duo pianistique 
"Les Temps Modernes" - Jacqueline LECARTE et Pierre THOMAS: Musique française pour 2 pianos http://www.ville.namur.be/news.asp?idLayout=66&cid=3513&lcid=134


vendredi 23 octobre 2015

Alain Goudsmet: Mieux gérer ses équipes

Il y a un an, le public namurois découvrirait Alain Goudsmet lors d'une conférence sur le thème du stress.  Le sujet était porteur et la salle comble.  Pour sa deuxième prestation, le directeur du «Mentally Fit Institute» avait choisi de s'intéresser au coaching des équipes.  

Le 22 octobre dernier, Alain Goudsmet, coach d'athlètes de haut niveau, donnait une conférence sur la manière de dynamiser les organisations et leurs équipes.  Dès 19h, les Namurois se sont installés dans la grande salle de la Maison de la Culture de Namur.  Professionnels de la santé, du sport, des affaires ou simples badauds, tous semblaient fortement intéressés par la thématique.

Pendant près de deux heures, à grand renforts d'exemples, de mots savants et petits dessins, le conférencier a décortiqué les tenants et aboutissants du management tant des équipes que des individus.  Questionnement, commandement, cadre, cohésion de groupe, QI ou QE, ce professeur d'un jour nous a surtout démontré que dans le domaine de la gestion des êtres humains les recettes variaient de têtes à caboches. Le maître-mot était donc la souplesse et l'adaptation.  On retiendra au passage la parabole de la pomme-de-terre et de l’œuf, dans l'eau bouillante si la première se ramollit, le second se durcit et le fait d'opérer des évaluation d'équipe ... en équipe!  
En résumé, loin d'être une fin, le discours d'Alain Goudsmet s'avère n'être qu'un début, celui de la mise en pratique de technique de management d'aujourd'hui au service d'équipes modernes!

samedi 17 octobre 2015

La solidarité, c'est maintenant!

Aujourd'hui, entre 9 et 18h, vous pouvez aider le Resto du Cœur de Namur en participant dans vos 19 grands magasins namurois préférés à l'action "Caddies".

Crise économique, crise migratoire, les besoins en matière de solidarité alimentaire n'ont jamais été aussi importants.  pourtant, les réserves du Resto du Cœur namurois sont vides.  La traditionnelle opération "Caddies" est donc primordiale.   

"Il y a une augmentation du nombre des colis d'urgence, explique Hadrien Webert dans notre émission Namurchouette.  Nos petits déjeuners ont également de plus en plus de succès.  Nous demandons au public de se concentrer sur les boîtes de conserve de légumes et de fruits mais aussi des conserves de viande et des plats préparés comme des raviolis, des choucroutes.  On a aussi besoin de café, de lait, de sucre. Dans les colis d'urgence, nous offrons aussi des produits d'hygiène qui nous font aujourd'hui cruellement défaut.  Je pense au shampoing, brosses à dents et dentifrice.  On a encore besoin de produits pour bébés comme du lait de croissance ou des langes."

Rappelons que les Restos du Cœur de Namur, ce n'est pas que les 25.000 repas servis chaque année (prix de vente: 1.70€) ou les 20.000 colis distribués, c'est aussi une école des devoirs et toute une équipe qui apporte des aides sociales personnalisées.